Ne fais pas le ménage dans les escaliers.

La musique du pays scintillait dans ses yeux jaunis. Il me souriait, regardait quelle traînée j'étais devenue. Mes bas déchirées, cheveux emmêlés, des restes de maquillage traînaient sur mes yeux mi-clos par l'excès. Excessive. Mais il me souriait, humblement. Comme si l'affection tutoyait notre baiser. Comme s'il savait. Que je ne voulais pas. Pas mal faire. Pas être ici. Me cacher six pieds sous terre, à l'abrit de ses pensées. Lui, qui avait tout fait, avec rien. Moi qui n'avais rien fait, avec tout. Je n'ai rien fait. Rien que vivre. En piochant les plaisirs dans la pile de 32. Et c'est dans son regard, pourtant si doux, que j'ai à nouveau compris, que je n'avais aucun mérite.

Ne fais pas le ménage dans les escaliers.

# Posté le dimanche 15 février 2009 17:40

Modifié le dimanche 15 février 2009 20:42

Si je devais lui donner un nom, je la laisserai choisir...

La peur de l'inconnu. A nouveaux Méfiance et a nouveau Curiosité. Tels deux explorateurs avident de conquerirent de nouveaux horizons. Le plaisir de fouler du pied une terre vierge. le picotement nerveux des 5 sens. l'exitation de la création, la démangéson des ailes. Et bientot le désir de posséder. Inévitable. Humain. Déstructeur. Radical. Devenu une routine banale. Une indentification de la matiere. Une personalisation de l'attribu. Cette envie. Cette démance de vouloir, de pouvoir. Tracer des traits. Concrétiser. Mettre une image sur chaques choses. Leurs donner un nom. Un sens. Une fonction préscise. Une volontée. Comme une nécessité. Pour s'approprier la satisfation d'avoir dompté la béte sauvage. Mais en quel but? Pourquoi une tel exaltation de domination. Par peur. La peur de l'inconnu.
Si je devais lui donner un nom, je la laisserai choisir...

# Posté le jeudi 12 février 2009 12:14

Modifié le dimanche 15 février 2009 20:42

Il s'appelle X, je m'appelle Y.

Il s'appelle X, je m'appelle Y.
Curiosité a gagné. Elle vous a contaminés d'ailleurs. Sachez juste que nous sommes deux. Certains articles de X, d'autres de Y. Et pour ceux qui sont sûrs, ou presque, de reconnaître l'un des blogueurs, bravo. Sans oublier, que l'erreur est envisageable. ^^

A bientôt !

# Posté le jeudi 12 février 2009 06:17

Modifié le dimanche 15 février 2009 20:42

Eux, comme deux.

Décidemment, Méfiance et Curiosité couchent ensemble. Je les ai vu s'embrasser, se mêler à la foule, entremêlées l'une en l'autre. L'une dans l'autre, aurais-je pû pianoter. Méfiance de ce qu'on ne connait pas, méfiance de la variable en bout d'équation, qui peut faire flancher tout un résultat, caressé jusqu'à ce qu'il se soit enfin déshabillé. Le résultat. Nu, et simple. Simplement nu, on y voit tout, tout est visible. Limpidité. Mais la variable, pointe le bout de son organe, et les choses se noircissent. On ne la connait pas, elle. Qui est-elle ? Elle est trop différente. Ma donne est changée. L'adaptation, impossible. C'est trop tard, tout redigérer. Déshabiller à nouveau, caresser encore. Se dire, qu'on n'est plus seul. On la rejette, et d'accord en accord, décide de l'ignorer. Et la Curiosité, ensuite, arrive en courant. Désolée, le train avait du retard. Elle voit ce petit gland pointer vers l'équation. Et c'est comme si les points d'interrogation se duplicaient sur son front. Avide de connaître ce visage. D'apprendre cette langue. De pavater ensemble. De bavaroiter goulument avec. Avec ce nouveau né, nouveau arrivé. Mais Méfiance pose ses mains sur les yeux de Curiosité, pour empêcher. Empêcher qu'elle ne parte, qu'elle ne suive. Curio' se débat. Elle va vers l'inconnu. Méfiance reste sur le pallier, sans jamais savoir. Qui elle était vraiment, cette incrustée. Elle reste seule, face à tout ce qu'elle connait déjà.


Eux, comme deux.

# Posté le mardi 10 février 2009 06:04

Modifié le dimanche 15 février 2009 20:42

La jeunesse est folle. Notre siècle est fou. C'est peut-être le dernier.

De longs mois. A parler. A rire. A s'appeler, isolés de tous; enfermés dans les Water Closed. De longs mois, à souffler sur le petit feu d'un désir. Drogués. N'obtenant pas. Obtenant presque. C'était sans doute ça qui l'attirait. Et puis, un homme, intelligent, pour une fois. Drôle, pour une autre fois. Qui la contemplait, de son regard. De son amour. L'amour contemple ce qu'il pourrait avoir. Jolie, tourmentée. Le tourment de l'impossible. Puis, grain par grain les portes se sont ouvertes. Grain par grain, le divin est devenu commun. Mortel. Accessible. L'un a fait un pa. L'autre un autre, mais dans un sens inverse. Trajectoriant confusemment. Maladroitement. Relativement. L'autre, avançait toujours. Et c'est déçue, qu'elle est partie. Sillonner d'autres pavillons. Ramper sous d'autres égoûts. La malice. Et légère, s'envole. Se pose un instant. Et redécolle. En laissant. Un amour jamais né. En alignant quelques mots, pour le respect. Pour lui. Elle l'aimait ça oui. Mais, le rôle de Juliette grisait son être floué. Tellement que Roméo, se revêti en Juan.
La jeunesse est folle. Notre siècle est fou. C'est peut-être le dernier.

# Posté le lundi 09 février 2009 13:02

Modifié le dimanche 15 février 2009 20:43